C'est la crise… tous à la carte !
J'entendais récemment quelqu'un dire : "La carte est un outil de recentrage et, vu la crise que nous traversons, son emploi est plus que jamais d'actualité."
Je ne suis que partiellement - à raison de 33% pour être précis - d'accord avec cet énoncé car
- La carte mentale est un outil de divergence (partir du centre) ET de convergence (y revenir).
- Dans le mot "recentrage", j'entends ou je vois surtout le "re" de "repli", "recul", "réduction des effectifs", "réduction des cadres", "reengineering"… et les effectifs négatifs de ces pratiques. Rassurez-moi, il y a quand même bien d'autres stratégies envisageables ?

Pour moi, il y a encore au moins 2 x 33% de raisons d'utiliser la carte mentale pour organiser l'action et la réflexion en contexte de crise.
(a) Améliorer le cadre
Ou faire maintenant ce que l'on n'avait pas (nécessairement) besoin ou le temps de faire hier. Par exemple :
- faire la chasse aux dysfonctionnements et aux gaspis ;
- passer la lame du "rasoir" (cf. chapitre 7 du livre) sur certaines procédures ;
- fourbir ses armes... et ses check-lists (cf. chapitre 9) ;
- améliorer certains processus, le service, la qualité, la communication, l'argumentation (cf. chapitre 12) ; etc.
Vous assimilez ces propositions à du recentrage ? J'estime qu'il s'agit plutôt de défectuologie ou de tirer parti du "temps libre" offert par la récession.
(b) Sortir du cadre
Ou imaginer maintenant ce que l'on n'avait pas besoin d'imaginer (aussi rapidement) hier. Par exemple :
- inventer de nouveaux produits ou services (cf. chapitre 10) ;
- explorer ou concevoir de nouveaux marchés ou débouchés ;
- envisager des partenariats, verticaux ou horizontaux ;
- anticiper des futurs (cf. la roue des futurs, chapitre 9).
33% pour rétrécir (recentrer) le cadre + 33% pour l'améliorer + 33% pour en sortir = 99%
Et le solde de 1% ? C'est le joker car il y a certainement d'autres utilisations ou applications à la carte pour traverser une zone de turbulences.
