Pourquoi certaines organisations semblent-elles voir des opportunités là où d’autres ne voient que des impasses ? Selon le consultant américain Gary HAMEL, l’innovation n’est pas une question de chance, mais de perspective.
Les innovateurs à succès utilisent généralement 4 « prismes » mentaux pour filtrer la réalité et faire émerger des ruptures.

1. Débusquer les « vaches sacrées »
Chaque secteur d’activité est encombré de dogmes, d’habitudes et de certitudes jamais remises en cause (cf. les « On a toujours fait comme ça »).
- Que faire ici ? Identifier ces vaches sacrées et oser poser la question : « Et si c’était l’inverse ? » … le premier pas pour briser l’inertie mentale.
2. Identifier (et exploiter) les discontinuités
Au lieu d’analyser le présent, l’innovateur traque les changements profonds (sociaux, technologiques, réglementaires) qui sont encore sous le radar.
- Quelle attitude adopter ? Ne pas subir les tendances, chercher à comprendre comment les combiner pour créer un nouveau potentiel de croissance.
3. Pratiquer réellement l’empathie
Innover, ce n’est pas seulement répondre à un besoin exprimé, c’est anticiper les frustrations invisibles des clients.
- Quelle posture privilégier ? Se glisser littéralement dans la peau du client pour détecter les points de friction que le client a peut-être fini par accepter par dépit.
4. Exploiter les compétences comme des Lego
L’innovateur ne voit pas son entreprise comme un catalogue de produits figés, mais comme un réservoir de compétences et d’actifs.
- Que doit faire l’innovateur ici ? Se demander comment recombiner ses savoir-faire pour s’attaquer à de nouveaux marchés, parfois très éloignés de son business d’origine.
Ces quatre lentilles ne sont pas des concepts abstraits, mais des exercices pratiques. La prochaine fois que vous butez sur un problème, passez-le successivement à travers ces quatre filtres. La solution se trouve souvent à l’intersection de ces regards.
Finalement, pour résumer, ces prismes invitent à (se) poser beaucoup de questions.






