La première disposition d’esprit pour réussir une résolution de problème atypique ou une prise de décision stratégique est la Pensée Lente. À l’inverse, on peut raisonnablement imputer une bonne part des échecs en problem-solving à la précipitation de la pensée rapide.
Pensée Lente VS Pensée Rapide
Les concepts de Pensée Lente et Pensée Rapide ont été explorés par Jonathan Evans et Richard Petty dès les années 70-80. Ils ont ensuite été structurés par Keith Stanovich et Richard West, qui ont consacré les appellations Système 1 (pensée rapide – intuitive) et Système 2 (pensée lente – analytique). C’est enfin le prix Nobel Daniel Kahneman qui les a popularisés avec son ouvrage de référence : Système 1 / Système 2 : Les deux vitesses de la pensée.
Par analogie, la pensée rapide (Système 1) correspond au pilote automatique suivant ses routines ou, pour utiliser un terme plus actuel, ses algorithmes. À l’inverse, la pensée lente (Système 2), c’est le pilote qui reprend les commandes, soit pour corriger les erreurs du pilote automatique, soit pour affronter des situations inhabituelles, complexes et risquées.
Une autre analogie : à moins d’être contraint de jouer et de chercher à perdre au plus vite pour terminer la partie, un joueur d’échecs opère en système 2.
Les principaux attributs de la pensée lente ?
Cette carte conceptuelle tente de répondre à cette question :

Comment faire pour engager au mieux la pensée lente ?
Il n’est pas (trop) difficile de savoir quand il faut adopter une réflexion de type Système 2. Le plus difficile est d’être conscient qu’il faut désactiver le pilote automatique ; pour un tas de bonnes raisons, nous sommes par défaut en mode automatique et bien inconscient de cet état. Pour briser cette inertie mentale, il faut, comme en aviation, vérifier régulièrement sa checklist. Dans ce contexte, cela revient à pratiquer la métacognition.
Prendre conscience de la manière dont on est en train de réfléchir est certainement le point d’entrée du Système 2.






