Idéation augmentée grâce aux quotas !

Il existe une petite astuce pour combattre l’illusion de la falaise créative et, plus globalement, pour espérer découvrir de meilleures idées. Une astuce qui fait partie des quatre recommandations du Brainstorming : quantité d’abord.

Formulé de la sorte, c’est un vœu plus ou moins pieux ! Comment le traduire en un objectif ou un quota un peu plus précis ?

A première et même à seconde vue, la question n’a pas encore fait l’objet d’une étude scientifique. Il faut dès lors s’en remettre aux expériences de terrain dont on peut raisonnablement induire que 30 à 40 idées est le quota à viser par défaut :

  • Dans la première livrée d’idées, disons la première dizaine ou douzaine, émergent les propositions les plus triviales, les plus évidentes ; il s’agit plus d’une phase de purge que d’idéation.
  • Pour produire la seconde, on doit (commencer à) se triturer les méninges.
  • Pour atteindre le palier des 30 à 40 idées, il faut monter dans les tours, faire preuve d’originalité ; c’est dans cette zone que les idées disruptives ou provocatrices vont (commencer à) apparaître.

NB : le hasard fait bien les choses – ou n’existe pas pour certains : 30 est une valeur souvent citée comme « Seuil Statistique Absolu » c’est-à-dire le palier à partir duquel on commence à obtenir une certaine représentativité statistique d’une population.

Si la réflexion est menée en groupe, il faut logiquement mettre la barre plus haut ; les groupes ambitieux et courageux n’hésiteront pas à doubler la mise. Par ailleurs, seul ou bien accompagné, il est vain de viser trop haut ; la productivité de l’idéation suit une courbe de Gauss (courbe en cloche). Les bonnes choses ont une fin, les meilleures aussi.

Une alternative aux quotas auto-imposés : opter pour des matrices d’idéation qui intègrent nativement cet effort de volume, comme le Map ou Lotus Blossom ou encore toutes les listes de questionnement systématique (ex : checklist de concassage).